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Les permanenciers se mobilise  -  par Mig6315

Les permanenciers du Samu mobilisés

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Après s'être battus, il y a un an, pour passer en catégorie B de la fonction publique hospitalière, les assistants de régulation médicale des Samu demandent, aujourd'hui,à ne pas gagner moins qu'avant.
Nicolas Faucon

«Votre mari souffre d'infection urinaire. Avez-vous contacté le médecin traitant ou pas ? Il n'est pas là Je vais vous passer le médecin-régulateur. » Jeudi soir ordinaire à la salle de régulation du Samu du Puy-de-Dôme.

Catherine, assistante de régulation médicale (ARM) - permanencier dans le jargon - vient de répondre à son énième appel de la journée.

Le casque sur les oreilles, elle attend la réponse du médecin-régulateur. Celui-ci confirme le passage imminent d'un docteur de garde. « On est chargé de prendre les coordonnées les plus précises [] On doit aussi avoir une notion de gravité. Mais c'est toujours le médecin régulateur qui décide des moyens à envoyer. Lui, c'est le chirurgien. Nous, on est le personnel qui lui passe les instruments », résume Jean-François, un de ses collègues.

« Il faut qu'ils sachent se comporter en face de l'urgence : la fréquence des appels a tout de même augmenté de 300 % en vingt ans : on est passé de 40.000 à 150.000 appels par an durant cette période ! Sans eux, on ne pourrait rien faire », salue le docteur François Dissait, patron du Samu 63.

Après s'être battus il y a un an pour réclamer leur passage en catégorie B de la fonction publique hospitalière, les ARM - environ 20 dans le Puy-de-Dôme - tirent à nouveau le signal d'alarme. Malgré cette reconnaissance professionnelle, leur fiche de paie stagne. Motif ? La prime mensuelle, correspondant dans la fonction publique hospitalière à la nouvelle bonification indiciaire (NBI) - a disparu avec le passage au nouveau grade. Sans compter que certains personnels doivent, pour accéder à ce nouveau statut, passer un concours. « Psychologiquement, c'est désastreux », note Patrice Beauvilain, secrétaire du tout neuf syndicat national des assistants de régulation médicale (Snarm), né en décembre dernier. Cette organisation a exhorté les ARM à faxer, hier, une lettre au ministère de la Santé. Pour, juste avant la réunion de ce jeudi où le Conseil supérieur de la fonction publique doit, à Paris, se pencher sur la question du reclassement des PARM, sensibiliser les autorités. « La catégorie B (de la fonction publique hospitalière) est une reconnaissance professionnelle, certes, mais elle doit s'accompagner d'une réelle revalorisation, écrit dans cette missive le Snarm. L'incorporation de la NBI dans l'indice de référence, est donc nécessaire. Les ARM vous demandent donc de modifier les conditions et modalités de reclassement ; de maintenir et intégrer la NBI dans leur traitement ; de supprimer les concours de manière à intégrer tous les agents ; d'accorder une indemnité de compensation vu le retard de leur reclassement. » Un ARM gagne, en moyenne, 1.300 ? nets par mois. n

Publié le 13/01/2016 @ 15:26  
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